[vacances]
Echanger sa maison, mode d’emploi
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Cette formule de vacances “pas chères”, lancée en 1953, nous vient des pays anglo-saxons... Il fait de plus en plus d’émules dans les pays francophones. Nous avons cherché à en savoir plus sur le sujet. Enquête...
1. Par quoi commencer ?
Le mieux pour des candidats à l’échange est de s’inscrire sur un des sites spécialisés (voir notre liste à la fin de l’article). L’internet est aujourd’hui le moyen le plus utilisé, même s’il subsiste encore des sociétés d’échanges par catalogue. Sur le site de Serge Dugas (www.echangedemaison.com), par exemple, l’insertion vous coûtera 35 euros par an. Ceci vous donne le droit de mettre votre annonce avec un descriptif de votre logement et 3 photos dans la base de données du site, puis de consulter les autres propositions d’échange. Une fois votre choix effectué, il ne vous reste plus qu’à prendre contact directement avec les “échangistes” de votre choix.

Huguette de Liège en Belgique, qui pratique l’échange de maison depuis 1988 (26 échanges), avec son mari et ses 2 enfants, nous explique comment se déroule la prise de contact :
“Nous sélectionnons nos partenaires sur catalogue (3 publications par an) ou sur Internet (les offres sont constamment réactualisées). Soit nous répondons aux offres intéressantes qui nous ont été faites par e-mail, par fax, par courrier ou par téléphone ; soit nous contactons nous-mêmes des partenaires dans des régions que nous aimerions découvrir, en fonction de leurs disponibilités. En général, nous sommes fixés sur notre destination de vacances dès le mois de décembre. A partir de ce moment-là, nous envoyons des photos de nous et de la maison ainsi que de la documentation sur notre belle province (que nous avons appris à regarder avec d'autres yeux).  Nous finalisons ensemble notre échange dans les moindres détails (dates de début et de fin, accueil, échange de clés, modalités pratiques sur place : utilisation du téléphone, du potager, du linge de maison, voire même d'un véhicule dans certains cas). Nous proposons toujours de rencontrer nos partenaires chez nous pour l'échange de clés car c'est beaucoup plus sympathique comme cela !”

Bruno, Nathalie et leurs 2 enfants, 2 échanges en 3 ans, Charente-Maritime, France
“ Nous selectionnons la famille avec qui nous échangerons par la destination que l’on nous propose, puis par la date qui convient : ce n’est pas évident de combiner les possibilités des familles. Pour deux départs, nous avons eu peut-être 50 contacts ou plus. Ensuite, si les photos de l’endroit nous plaisent, on envisage la suite.”

2. Pourquoi choisir ce mode de vacances ?
Nous avons contacté 3 familles qui nous ont expliqué ce qu’elles aiment dans le fait d’échanger leurs maisons :

Huguette, son mari et leurs 2 enfants, Liège, Belgique
“Au départ, si nous avons souscrit avec enthousiasme à cette formule de vacances originale et peu coûteuse, c'est que, en tant que germanistes de formation, nous souhaitions être le plus souvent possible en immersion dans des pays germaniques (Grande-Bretagne, Pays-Bas, Danemark) sans toutefois engager trop de frais. Puis, nous avons eu d'autres opportunités dans d'autres pays tels que l'Espagne, le Portugal, la France, la Suisse. L'envie de découvrir d'autres pays, d'autres cultures, d'autres langues, de façon authentique, nous a donc naturellement poussés vers d'autres destinations. Nous avons même exploré d'autres régions belges le temps d'un weekend.”

Michel, sa femme et leurs 2 enfants, 21 échanges en 10 ans, Bruxelles, Belgique
“Les avantages :
- des vacances économiques
- un tourisme durable et non aseptisé car on a des contacts avec les partenaires et
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les autochtones, on découvre leur façon de vivre chez eux, leur déco
- on retrouve le confort d’un chez soi (commodités, machine à laver, jeux d’enfants...)
- on découvre des côtés insolites grâce aux infos reçues des partenaires
- on maintient des contacts avec certaines personnes
Chaque partie fait son possible pour préparer les infos logistiques, touristiques et a souvent une petite attention à l’arrivée des autres, comme un petit cadeau par exemple.”

Bruno, Nathalie et leurs 2 enfants, 2 échanges en 3 ans, Charente-Maritime, France
“Quand nous partons en vacances, nous ne prenons pas de location ! Les conditions sont bien meilleures que dans un hôtel ou dans une location étroite !”

3. Qu’est-ce qu’on risque ?
Les familles contactées sont formelles, il n’y a pas de raisons de s’inquiéter.

Huguette : “Tous ces échanges sont basés sur la confiance mutuelle, sans quoi rien ne serait possible. Il n'y a pas de mauvaise surprise puisque les familles se sont choisies mutuellement en fonction de leurs critères de sélection, ont appris à se connaître au fil de la correspondance et ont échangé leurs desiderata (hobbies, sports, modalités pratiques). De plus, dans un souci de sécurité, un accord d'échange est signé entre partenaires, dont une copie est envoyée au secrétariat national d'Intervac (un autre site d’échange -NDLR)

Bruno : “Si vous n’avez pas d’appréhension à laisser votre maison à des inconnus, allez-y sans crainte ! Dites-vous qu’ils ne feront pas chez vous ce qu’ils ne veulent pas que vous fassiez chez eux.”

Selon Serge Dugas, créateur du site echangedemaison.com, lorsque l’on prête sa maison, il n’est nullement nécessaire de changer son assurance : “c’est comme si l’on prêtait sa maison à des amis”. Il conseille toutefois de prévenir son assureur par correction, mais nous confie que “les assureurs aiment bien car la maison n’est pas vide pendant les vacances.” En ce qui concerne le prêt de vehicule, présent dans 90 % des cas, même conseil. S’il y a le moindre problème, c’est le “fautif” de l’accident qui fera jouer sa propre assurance. De même, si c’est un locataire qui veut prêter son logement (et oui, c’est possible !), il doit en aviser son propriétaire.

4. Où partir ?
Les sites sont plus ou moins specialisés ans une destination ; certaines familles ont meme carrément créé leur propre site sur leur maison. A vous de choisir en faisant un tour sur la toile...
Voici les destinations de nos 3 familles interviewées... pour rêver un peu !
Huguette : “Grande-Bretagne, Pays-Bas, Danemark, Espagne, Portugal, France, Suisse, et même notre pays, la Belgique le temps d’un week-end”
Bruno : “Bahamas et Barcelone”
Michel : “Pays-bas, France, Italie, Espagne, Grèce, Hongrie, Tchéquie, Etats-Unis, Grande-Bretagne, Irlande, Norvège.”

5. Prêts pour se lancer ?
Leur mot de la fin pour vous encourager :

Huguette : “Au fil de nos échanges, nous avons rencontré des familles chaleureuses, avec lesquelles nous gardons souvent des contacts personnels. La Belgique, qui ne sait pas toujours se vendre à l'étranger, a fait des adeptes parmi ces familles (richesse du patrimoine, panier de la ménagère, art de vivre, etc.) . Notre Visitors' Book en témoigne d'ailleurs par ses commentaires élogieux et enthousiastes. Pour adhérer harmonieusement à la formule d'Intervac, je pense personnellement qu'il faut un minimum d'ouverture d'esprit, de flexibilité et d'organisation. La spontanéité et l'honnêteté des partenaires se chargeront du reste ! Bonne chance aux amateurs : ils ne seront pas déçus !”

Michel : “Essayer l’échange, c’est l’adopter. Idéal pour des familles avec de jeunes enfants.”

Sites à consulter :