[Tour du monde]
Le club des 4 de retour
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Après une année autour du monde, le club des 4 est de retour en France. Ces 12 mois passés à sillonner la planète leur ont laissé d'inoubliables souvenirs et leur ont permis de se ressourcer en famille. Murielle, la maman, répond à nos (nombreuses) questions.
Familles nomades : Est-ce que ce voyage a comblé vos espérances ?

Murielle : On n'avait pas vraiment d'espérances précises sur ce qui nous attendait. On voulait juste faire une grande balade, se retrouver tous les quatre et découvrir ensemble d'autres univers que le nôtre. Du coup, on a vraiment plus qu'atteint nos espérances et nous sommes revenus comblés.
Famillesnomades : Avez-vous eu des surprises (agréables ou désagréables) lors de votre périple ?
Murielle : Aucune surprise désagréable (eh oui la chance a été avec nous !), que des bonnes choses. La vie quotidienne a été plus facile que prévue, les choses se sont déroulées naturellement. Le groupe a été soudé et la notion de famille représente maintenant quelque chose de plus fort. On a réussi à prendre les décisions ensemble, lors de "conseils de famille".

Familles nomades : Des moments favoris qui resteront comme des madeleines de Proust dans vos mémoires ?

Murielle : Environ 1 ou 2 par pays. Des instants, où tu te sens vivante, où tu as conscience de la magie de l'instant, où le club des 4 vibre à l'unisson
comme :
- La première nuit dans le camping-car, après avoir vu un troupeau de biches traverser la route devant nous.
- La première rencontre avec un requin pointe noire, lors d'un snorkeling tous les 4.
- La première partie de cache-cache dans le site archéologique de TULUM au Mexique.
- L'atterrissage sur le glacier en Nouvelle-Zélande.
- Les premiers kangourous sur la plage de “peably beach” en Australie.
- Le sourire des enfants dans un orphelinat de Phnom Phen.
- Le voyage en bateau (enfin... un truc à trou qu'on appelle bateau) sur le Mékong, du Cambodge au Vietnam, avec le passage de la frontière accompagnés d'au moins 15 enfants fous de joie.
- La baignade dans la baie d'Along, où tu te dis, “je suis à l'emplacement de la punaise verte que j'avais positionnée sur le planisphère du bureau avant le départ”. Un instant de conscience où tu sais que tu passes du rêve à la réalité !
- Une ou deux heures passées autour d'un temple, en fin d'après-midi, avec les femmes et les enfants d'une communauté en Thaïlande.
- L'instant où tu poses le pied sur la grande muraille de Chine et où tu regardes les enfants courir et rire sur ce momunent hors d'âge.
- Inoubliable encore, le premier safari dans le parc Kruger, tous à la recherche des “big five” !

Familles nomades : Qu'est-ce que cela a changé dans vos relations familiales, avec les enfants, dans votre couple ?

Murielle : Tout ! Enfin, on se sent plus soudés, plus unis. C'est un peu comme si lâcher notre confort et le monde de la conso, nous avait fait toucher d'un
peu plus près, ce qui est vraiment essentiel.

Familles nomades : Avec votre entourage ?

Murielle : Ça dépend, pour l'instant, on se sent un peu loin des préoccupations des copains. On retrouve avec plaisir les vrais amis en tâchant de ne pas trop les embêter avec nos souvenirs et notre nouvelle vision des choses. On s'éloigne de ce qu'on appelle "les relations" pour passer plus de temps tous les 4. C'est à travers les échanges avec les autres qu'on prend conscience de nos changements. Nous n'avons plus forcement les mêmes préoccupations, ni les mêmes objectifs que la plupart de nos copains (aménagement de maison, choix de vêtements à la mode, ou petits soucis de boulot) : cela nous paraît bien lointain. Les vrais amis le comprennent et pour les autres, tant pis !

Familles nomades : Qu'est-ce que cela a changé dans vos têtes d'adultes ?

Murielle : Une grosse prise de conscience que le monde tourne à l'envers, que nos sociétés basées sur la conso et la croissance à tout prix ne sont que leurres et que nous en avons oublié les principales valeurs, comme celle de la famille. Que trop de peuples n'ont rien pendant que nous gaspillons tout.
Que la protection de notre planète, doit être une priorité pour tous. Enfin, beaucoup de choses que nous savons. Mais entre les savoir et les vivre, la différence est fondamentale.

Familles nomades : Quel bilan les enfants tirent-ils du voyage ?

Murielle : Difficile à dire, ils ont touché de près la pauvreté, le travail des enfants et je crois que maintenant, ils savent qu'ils ont de la chance de vivre dans nos pays protégés.

Familles nomades : Sont-ils tristes de rentrer ?

Murielle : Pas du tout, ils disent que c'était bien, mais un peu long et que 10 mois auraient suffit. Ils sont contents de retrouver les copains. Selon la phrase de Léo : "Le problème du tour du monde, c'est que tes copains de France te manquent et que tes copains du tour du monde, tu passes ton temps à leur dire au revoir et ils te manquent aussi."

Familles nomades : Comment se fait la ré-adaptation pour eux ?

Murielle : Comme toujours, les enfants ne vivant que dans le présent, ils sont en pleine forme, s'eclatent, vont dormir chez les copains et profitent de leur mamie ! Ils attendent la rentrée avec impatience et espèrent pouvoir raconter à leur classe ce qu'ils ont vu et fait cette année.

Leur site : http://leclubdes4.com/