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Ils sont partis vivre dans les îles !
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Ils étaient las de la vie en
métropole, voulaient partir "ailleurs" ou
changer d'air... ils ont atterri à La Réunion,
à la Martinique ou à Tahiti et nous racontent
comment on vit sa vie au paradis !
Photos prises à Tahiti par Catherine
franti.
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"Y'en a marre de cette vie, je me
tirerais bien sur une île déserte !" Que
celui ou celle qui n'a jamais fait cette sortie après
une engueulade avec l'Homme/remontée de bretelle par le
boss/grève de la RATP, me jette la première
pierre. Donc certains le disent, et d'autres... le font.
Vraiment. Enfin, l'île n'a pas besoin d'être
déserte, car c'est plutôt le dépaysement
face à une vie monotone que cherchent les candidats
à l'expatriation du bout du monde ! Comme
Frédérique : "Après avoir vécu
10 ans dans le froid nancéen, nous avons, par le plus
grand des hasards croisé des amis qui nous ont
parlé de La Réunion. Nous nous sommes donc
renseignés sur cette île et, sur papier, tout nous
a plu : l'emplacement géographique, le climat, le peu de
décalage horaire avec la métropole et... la
possibilité pour mon mari de faire du surf !" Comme
on le comprend ! Le goût de l'aventure et de la
découverte joue aussi beaucoup dans la prise de
décision, comme l'explique Karine, elle aussi à
La Réunion : "Les loyers prohibitifs sur Nice, les
problèmes familiaux, et l'envie de voir ailleurs, de
changer d'air, tout ça nous a poussé à
prendre le large. J'ai toujours aimé voyager et
là, avec trois enfants, en métropole, ce
n'était pas facile ! Ici, on découvre la zone
océan indien et on projette l'Australie, voyage qu'on ne
pourrait jamais faire depuis la métropole." Il faut
dire que les DOM-TOM facilitent grandement
l'intégration. On n'hésite moins à se
lancer : "Nous avons saisi une opportunité de
mutation à La Réunion, pour 4 ans, raconte
Véronique. Mon mari avait l'occasion de faire de
nombreux déplacements professionnels dans les DOM et il
avait été séduit par cette île. Nous
sommes partis d'autant plus facilement que la prise de risque
était limitée : nous restions en France, il n'y
avait pas de problème de langue, ni souci de rythme
scolaire pour les enfants."
Oh oui, nos enfants, on les imagine
très bien courant sur le sable chaud, en short toute
l'année, dorés comme des petits pains, se gavant
de bons fruits exotiques pleins de vitamines... Le mythe de
Robinson Crusoë a encore de beaux jours devant lui.
Frédérique, de La Réunion, est
enthousiaste : "La vie est plus douce, plus cool, la plage
est a portée de mains, les gens agréables en
majorité, les paysages superbes et les enfants
s'épanouissent et nagent comme des poissons !" On
en redemande ! Véronique confirme : "Effectivement,
pour les enfants, c'est un peu le paradis, ils vivent dehors,
en short et tee-shirt, nous profitons de la mer et de la
montagne, nous leur faisons découvrir les légumes
et les fruits locaux." Même constatation du
côté de la Martinique, avec Gwen, venue là
en vacances et qui n'est jamais repartie (!) : "les
Antillais aiment beaucoup les enfants et discutent assez
facilement." Tout pour plaire et pourtant, on s'en pose
des questions... Est-ce que du côté
scolarité, les enfants ne vont pas se croire "en
vacances" toute l'année ? Si l'on en croit Gwen,
l'organisation est la même qu'en metropole : "Dans
mon village, ils ont prévu la création d'une
classe supplémentaire de tout-petits pour la
rentrée. Je trouve mon fils trop jeune pour y aller,
mais l'école est trés bien et je n'ai entendu
personne se plaindre des écoles martiniquaises en
général." On est convaincu... on signe
où ?
Cool la vie...
Et des bémols, y'en a pas ? On veut
bien croire que tout soit tout beau tout rose, mais quand
même... En fait, il semble bien que jouer les Robinson
Crusoë ne soit pas évident au départ, mais
qu'on se fait ensuite très bien au rythme de vie
particulier des îles... Comme en témoigne
Frédérique : "Lorsque nous sommes
arrivés à La Réunion, il nous a fallu un
petit mois d'adaptation. Prendre nos repères, trouver un
logement, acheter une
vieille voiture. Plusieurs fois, j'ai
regretté ce départ ; j'avais besoin de mes
repères de métropolitaines [vite, poser une ligne
de téléphone, vite, aller faire les boutiques].
Puis, petit à petit, nous avons fait notre trou, des
amis, des lieux de référence... On se sent bien
ici, on ne voit pas les années passer ! On a maintenant
deux enfants, ça fait 6 ans que l'on est
installés ici, nous allons faire construire, on a
acheté un catamaran pour partir en vadrouille d'ici
quelques années... et on a vendu tous nos meubles de
métropole !" Gwen, quant à elle, a eu
quelques déconvenues quand elle a voulu faire garder son
fils : "Quand j'ai voulu le faire garder dans un endroit
avec d'autres enfants, je n'ai trouvé qu'une
crèche à 15 minutes de la maison qui le prend un
jour par semaine." Karine regrette également le
prix des produits laitiers et des billets d'avion pour aller en
métropole. Mais enfin, les petits tracas sont
apparemment pris avec bonne humeur et s'oublient très
vite !
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Concrètement, ils font quoi ?
"Pour l'instant, Thomas profite à fond
de la plage. Il arrive déjà à 21 mois à
avancer tout seul dans l'eau avec ses brassards. A part ça, il
n'y a pas ici grand chose à visiter pour son àge, mais
l'eau est vraiment l'élément magnifique."
Gwen, La Martinique, 1 enfant
"J'adorais juste prendre la poussette et me
promener dans la rue principale d'Honolulu avec ma fille. J'avais
vraiment l'impression d'être complètement zen tellement
cette ville est à taille humaine !"
Rachida, ex-Hawai, 1 enfant
"On a la plage toute l'année, des
aquariums, du bateau, aller voir les tortues, les balades en montagne,
beaucoup de pique-nique les dimanches, la Nature... Et sinon, il n'y a
pas que les îles, on peut aussi visiter l'Afrique du Sud,
l'Australie, mais il faut avoir un bon budget quand même
!"
Karine, La Réunion, 3 enfants
"Le week-end, c'est très intensif chez
nous ! Le samedi, c'est basket pour la grande, et courses et
médiathèque avec les deux autres. Après, on va
à la piscine. J'habite à 14 km de la capitale.
Près de chez moi, il y a un grand parc naturel appelé Le
Colorado, il est très connu ici. Le dimanche, on y va
très souvent faire des randonnées pédestres.
Sinon, il y a aussi un club de parapente et des clubs de plongée
pour les plus grands. Personnellement, je fais beaucoup de vélo,
c'est aussi un moyen sympathique de découvrir
l'île."
Séverine, née à La
Réunion, a passé son enfance en métropole et
habite de nouveau dans l'île avec sa famille, 3 enfants.
"On en profite pour faire de petits voyages :
Ile Maurice, Ile Rodrigue, Seychelles, Madagascar."
Frédérique, La Réunion, 2
enfants.
"Nous nous deplaçons un peu moins
depuis la naissance de la petite dernière, mais nous nous
efforçons de découvrir toutes les facettes de
l'île. A voir, en particulier : le volcan (le paysage est
très spectaculaire et la maison du volcan intéressante,
même pour des petits. Il faut voir aussi les dernières
coulées de lave qui ont traversé la route) et Cilaos,
village perdu au bout d'une route impressionnante. On connaît
aussi un gîte à Ilet à Cordes, où l'on va
souvent dormir : on y mange divinement bien ! A voir aussi : l'aquarium
de Saint-Gilles, Stella Matutina, une ancienne usine transformée
en musée de l'histoire et des traditions réunionnaises ;
il est entouré d'un immense parc avec tables de pique-nique. Sur
la côte Est, Anses des Cascades est un magnifique lieu de
pique-nique ; les enfants aiment aussi se tremper dans l'eau de la
rivière des Galets."
Véronique, La Réunion, 3 enfants.