[Education]
Expat : école locale ou école française ?
Chaque mois, nous faisons un point sur la scolarité dans le monde. Entre l’école locale et l’école française, il est parfois difficile de choisir. Au Canada, le bilinguisme est de rigueur, mais le choix n’est pas forcément plus simple ! Témoignages.
2. Le Canada

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- L'école locale publique n'est possible qu'à partir de 4 ans. Il faut que l'enfant soit âgé de 4 ans dans l'année civile pour y entrer.
- Avant 4 ans : les femmes canadiennes ont un congé de maternité de 1 an à 53% de leur salaire, bon nombre de jeunes mamans en profitent pour rester à la maison.
- Sinon, le choix se répartit entre crèches privées et nounous (ou personne à domicile). Dans les crèches privées, les places sont restreintes, on est obligés d'inscrire son enfant très tôt.
- A partir de 18 mois, le jardin d'enfant permet aux petits d'accèder à un vrai programme d'activités, digne d'une "petite preschool".
- De 2 à 4 ans, selon les écoles, les "preschools" proposent un vrai programme avec une fréquentation possible par demi-journées.
- A noter aussi : l'existence de "preschools" coopératives, gérées par les parents (sur le modèle de la crèche parentale). Pour les touts-petits, le parent participe à hauteur de 3 demi-journées par mois, pour les grands, à hauteur de 2 demi-journées.
- A noter également la présence d'écoles privées (comme Montessori, par exemple, semblables dans leurs programmes, mais chères).
- A partir de 4 ans, l'école publique est donc ouverte à tous. 4 schémas coexistent : l'école anglophone catholique, l'école anglophone non catholique, l'école francophone catholique et l'école francophone non catholique. Selon si la province dans laquelle on vit est plus ou moins francophone, les choses sont différentes. Exemple, dans une province anglophone, entrer dans le système francophone est un parcours du combattant. La condition est que les parents soient allés en système francophone eux-mêmes pour que l'enfant soit accepté. A l'inverse, au Quebec, l'école francophone est recommandé en premier lieu ! Il existe heureusement des commissions afin de débattre de cas particuliers !

Qu'avez-vous choisi pour vos enfants ?

Cathy, maman de 2 filles, à Toronto depuis 2 ans
Je suis de famille bilingue : ma mère est allemande, mon père français. Il y a un truc que je constate maintenant, c'est qu'il faut une langue de référence à l'enfant, une langue sur laquelle il puisse s'appuyer. Apres quelques mois à Toronto, ma fille aînée, Olivia, s'est mise à ne parler qu'anglais ! J'étais très embarrassée qu'elle ait oublié sa langue maternelle à cette vitesse. Du coup, je souhaite un appui grammatical et orthographique pour elle, dès son entrée en école publique. Et pour cela, il n'y a qu'une immersion qui soit efficace. C'est pourquoi, j'ai décidé de la mettre dans le système francophone (on passe en commission). Je ne veux pas qu'elle parle "mal" le français, j'ai peur de cela, car pour parler correctement, il faut comprendre la langue ! Il y a chez un enfant bilingue, toujours une langue qui domine, et moi, je n'ai pas envie que ce soit l'anglais !

Carole, maman de 2 garcons, à Saint-Jérôme, Québec, depuis 3 ans
Mon grand de 7 ans va à l'école locale : je suis très contente de l'enseignement qu'il y reçoit. Par contre, comme il travaille très bien, je souhaiterais qu'il rentre à l'école internationale pour sa 3ème année. Mais ce n'est pas gagné, car on rentre dans cette école sur examen et entretien de motivation et lui ne veut pas changer d'école ! L'école internationale est le must : les langues y sont intégrées plus tôt, ce n'est pas une simple initiation. Les projets sont plus nombreux et plus importants (voyages à l'étranger, découverte de la flore et de la faune...). Les cours sont plus poussés, aussi. Pour mon 2ème enfant, je n'hésite pas : il ira à la même école que son frère. Par contre, je m'implique beaucoup dans la vie de l'école : je fais partie du conseil de parents, je fais du bénévolat pour la bibliothèque et j'aide beaucoup dès que je le peux. Pour information, j'ai eu de mauvais échos sur l'école de langue anglaise ici : ils font de grandes impasses sur le français et quand les enfants arrivent en secondaire, ils ont beaucoup de lacunes.